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World Gastroenterology Organisation Practice Guidelines

Conduite à tenir devant une strongyloidose

 

 


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1. Définition

La strongyloidose est une infection à Strongyloides stercoralis, un vers rond qui existe surtout en milieu tropical ou sub-tropical. Elle est particulièrement prévalente en Extrême-Orient.

Le genre Strongyloides est classé surtout dans l'ordre des Rhabditidés, et la plupart de ses membres sont des nématodes qui vivent dans la terre. Cinquante-deux espèces de Strongyloides existent, mais la plupart n'infectent pas les humains. S stercoralis se révèle être le plus pathogène pour les humains.

Le vers adulte male passe dans les selles après avoir fertilisé la femelle - ce n'est pas un parasite qui vit dans les tissus.

Les femelles adultes parasites parthénogénétiques sont très petites et presque transparentes. Elles mesurent approximativement 2.2-2.5 mm de long avec un diamètre de 50 μm; elles vivent enfoncées dans la muqueuse intestinale au niveau du duodénum et du début du jéjunum; dans des tunnels creusés entre les entérocytes dans l'intestin grêle de l'humain. Leur durée de vie n'est pas connue. Elles vivent profondément enchâssées dans la muqueuse mais ne sont pas hématophages.

Strongyloides stercoralis est différent de toutes les autres sources d'infections helminthiques transmises par le sol, car la femelle peut se reproduire par parthogénèse à l'intérieur de l' humain hôte. En fonction de la réponse immunitaire de l'hôte, cela peut conduire à une auto-réinfestation ou à une hyper-infestation.

Terminologie:

"auto-réinfestation": processus qui permet au parasite de survivre très longtemps à l'intérieur de l'humain hôte, et ceci surtout de manière asymptotique.

"Hyper-infestation ou hyper infection": processus d'auto-réinfestation intense; phase pendant laquelle les ,larves L3 ou de troisième génération peuvent être retrouvées dans des selles fraîches.

"Infection disséminée": évolution de l'infection pendant laquelle les larves peuvent être retrouvées partout, particulièrement dans les crachats et la peau.

 

Figure 1. Larve L1 ou de première génération de Strongyloides stercoralis

 

Larve L1 de Strongyloides stercoralis conservée dans de la formaline à 10%. Le renflement génital au centre de la larve (flèche noire) est tout à fait évident. Noter aussi le kyste Entamoeba coli (flèche blanche) près de la terminaison postérieure de la larve.

Il y a deux étapes importantes dans le cycle de vie du vers, l'étape rhabditiforme et l'étape filariforme.

 

Figure 2. Larves d' ankylostome et de Strongyloides [Adapted from Melvin, Brooke, and Sadun, 1959]

2. Introduction & Eléments fondamentaux

2.1. Pathophysiologie

Le Strongyloides stercoralis a un cycle de vie unique et complexe. Le graphique ci-dessous extrait du site Nord Américain CDC à US CDC website montre les seules voies de multiplication du S.stercoralis.

 

Figure 3. - Cycle de vie du Strongyloides stercoralis.

 

Le cycle de vie du Strongyloides est plus complexe que celui de la plupart des nématodes avec une alternance non obligatoire entre une génération libre et une génération parasite et une potentialité d'auto-réinfestation et de reproduction à l'intérieur de l'hôte. Deux types de cycle peuvent exister :

Génération à vie libre: Les larves rhabditiformes passées dans les selles peuvent se transformer deux fois et devenir des larves filariformes infestantes (développement direct) ou se transformer quatre fois et devenir des adultes libres, males ou femelles libres qui se reproduisent et pondent des oeufs dont éclosent des larves rhabditiformes. Ces dernières peuvent à leur tour devenir une nouvelle génération d'adultes libres ou des larves filariformes infestantes. Les larves filariformes pénètrent à l'intérieur de la peau de l'humain hôte pour initier le cycle parasitaire et donner des femelles parasites dans l'intestin (cycle externe direct ou homogonique).

Génération parasitaire: Les larves filariformes qui sont dans un sol souillé pénètrent dans la peau de l'humain et sont transportées dans les poumons où elles pénètrent dans les espaces alvéolaires; elles sont transportées à travers les bronches au pharynx où elles sont avalées ce qui leur permet d'atteindre l'intestin grêle. Là, elles se transforment deux fois et deviennent des vers femelles adultes. Les femelles vivent enfoncées dans l'épithélium de l'intestin grêle et par parthénogenèse elles pondent des oeufs qui donnent naissance à des larves rhabditiformes. Celles-ci peuvent passer dans les selles (voir "Génération à vie libre" ci-dessus) ou causer une auto-infection. Dans ce cas, les larves rhabditiformes deviennent des larves filariformes infectantes qui peuvent pénétrer dans la muqueuse intestinale (auto-infection interne) ou la peau ou encore la région péri-anale (auto-infection externe); dans tous les cas, les larves filariformes peuvent emprunter les voies décrites précédemment, en passant successivement aux poumons, aux bronches, au pharynx et à l'intestin grêle où elles deviennent par maturation des adultes pour se disséminer largement dans l'organisme. Actuellement l'occurrence d'auto-infection chez l'humain est reconnue seulement dans le cas d'infections helminthiques par Strongyloides stercoralis et par Capillaria philippinensis. Dans le cas des Strongyloides, l' auto-réinfestation peut expliquer la possibilité d'infections persistantes pendant de nombreuses années chez des patients qui n'ont pas été en zones endémiques et d'hyper- réinfestation chez des individus immunodéprimés. La durée la plus longue connue à ce jour est de 65 années.

D'autres théories ont été suggérées [1], par exemple l'idée que les larves peuvent migrer directement de la peau au duodénum à travers les tissus connectives; cependant aucune évidence directe n'a été avancée à ce jour pour conforter de telles hypothèses.

2.2. Relations avec HIV/SIDA

Le HIV/SIDA facilite la strongyloidose

La strongyloidose n'est pas une infection opportuniste importante associée avec le SIDA, mais c'est une infection opportuniste associée avec le HTLV. 7).

La littérature citée ci-dessous fournit l'évidence d'une telle interaction. Le point fondamental pour le clinicien est de faire très attention car l'immuno- suppression peut faciliter la strongyloidose en la faisant devenir hyper-infectée et/ou disséminée.

La Strongyloidose chez les patients immunodéprimés peut conduire à une hyper-réinfestation

 

Table 1. Strongyloidose en relation avec HIV/SIDA.

 

Commentaire général: une forte évidence d'interaction immunologique lors de co-infection par S. stercolaris, helminthe transmis par le sol et un rétrovirus cause de leucémie et autres pathologies immunes chez l'humain (HTLV 1) a été démontrée au Brésil, en Jamaïque, au Japon et au Pérou. (Robinson et al., 1994; Hayashi et al., 1997; Neva et al., 1998; Gotuzzo et al., 1999 et Porto et al., 2001).

Ces découvertes peuvent renforcer l'idée qu'une situation similaire puisse se produire pendant une co-infection par helminthes et HIV 1qui est aussi un virus immuno-dépresseur.

Strongyloidose et patients avec des défenses immunitaires amoindries

De nombreux patients atteint d'arthrose rhumatoIde ou d'asthme bronchique vivent sous les tropiques où ils sont sous couverture par steroïdes au long cours. Ils peuvent les acheter en pharmacie où ils sont moins chers que les AINS (ce qui provoque une suppression des défenses immunitaires).

2.3. Mortalité et morbidité

La strongyloIdose aiguë est souvent asymptomatique et peut rester cachée pendant des décennies. Les patients dont les défenses immunitaires sont amoindries ont souvent des infections asymptomatiques chroniques qui peuvent causer une certaine morbidité.

La strongyloIdose cliniquement apparente peut avoir des symptômes cutanés, gastro-intestinaux et pulmonaires.

La strongyloidose disséminée sévère a un taux de mortalité élevé qui peut atteindre 87%.

3. Poids de la maladie et Endémie

Strongyloides stercoralis est endémique dans les régions tropicales et sub-tropicales et infecte jusqu'à cent millions de personnes. Il est aussi répandu en Europe de l'Est et dans la région méditerranéenne.

Un tableau intéressant a été produit par Siddiqui [7].

 

Table 2. Prévalence de Strongyloides stercoralis dans quelques pays en voie de développement .

 

Figure 4. Distribution géographique de Strongyloidiasis

 

S. stercoralis est endémique sous les tropiques et sub-tropiques et infecte plus de cent millions de personnes. Il est endémique dans l'Asie du Sud-Est, en Amérique latine, en Afrique sub-saharienne et dans le sud-est des USA.

4. Groupes à risques

Les patients atteints de HIV et du SIDA et ceux avec immunosuppresseurs sont à haut risque

Facteurs de risque en cas de strongyloidose sévère:

  • Immunosuppresseurs (en particulier corticostéroïdes, tacrolimus et chimiothérapie)
  • Patients avec immunité cellulaire altérée
  • Infection au HTLV type 1
  • Néoplasmes, surtout hématologiques (lymphome, leucémie)
  • Greffe d'organe (receveurs d'allogreffe du rein)
  • Maladies du collagène
  • Etats de malabsorption et de malnutrition
  • Maladie rénale en phase terminale
  • Diabetes mellitus
  • Quatrième âge
  • Infection HIV-1
  • Voyageurs à destination ou en provenance de régions endémiques
  • Prisonniers
  • Facteurs locaux, boucles diverticulaires et aveugles (Strongyloides stercoralis qui persistent dans une boucle de l'intestin)

5. Diagnostic et Diagnostic différentiel

5.1. Signes physiques et symptômes

 

Table 3. Strongyloidiose : signes physiques et symptômes

 

L'essentiel pour diagnostiquer une strongyloïdose est de la soupçonner. Le diagnostic de strongyloïdose ne peut être porté avec certitude que lorsque le parasite a été identifié dans les selles. La petite taille du parasite et sa capacité à se reproduire à l'intérieur de l'hôte rendent souvent impossible le diagnostic sur une seule analyse des selles. Une analyse répétée en série sur plusieurs jours est nécessaire. Une NFS est nécessaire à cause de la fréquence d'hyperéosinophilie sanguine (50 à 60% des patients). . Cette dernière est la plupart du temps plus modérée (10 à 30%) ou même moins dans les formes latentes, mais très tenace. Elle est caractérisée par son évolution en dents de scie. Elle est un signe utile pour diagnostiquer les infections simples non compliquées ; et elle est fréquemment absente dans les strongyloïdoses disséminées.

5.2. Techniques de diagnostic

Figure 5. Techniques de diagnostic par coloration et de culture du Strongyloides Stercoralis :
A, Coloration au Lugol iodine de la larve rhabditiforme dans les selles. C'est la procédure la plus communément suivie dans les laboratoires de microbiologie clinique. Un simple examen des selles ne détecte les larves que dans 30 % des cas d'infection. Echelle = 25 m.
B, Frottis de selles humaines colorées avec de l'auramine O, montrant une fluorescence orange-jaune des larves rhabditiformes sous la lumière ultra-violette. Une coloration de routine rapide à l'acide, des crachats ou d'autres secrétions de l'appareil respiratoire (par exemple lavage bronchique) peut aussi se révéler être une procédure de dépistage utile. Echelle = 25 m.
C, Méthode de culture d'Agar. Elle permet de repérer les traces et sillons laissées par les larves autour de l'échantillon de selles. Cette méthode de diagnostic est difficile et demande du temps (2-3 jours), mais elle est plus sûre que d'autres (par exemple analyse "wet mount" pour la détection des larves dans les selles. Les traces sont ici signalées (par une flèche et par la lettre T) ; S signifie selles sur un Agar ; L signifie larve(s) ; Echelle = 250 m.
D, Coloration de Gram montrant des larves filariformes de S. stercoralis (FL). La coloration Gram d'un crachat est un outil excellent pour diagnostiquer une strongyloïdose pulmonaire. Echelle = 250 m.

 

Un certain nombre de procédures de diagnostic peuvent être utilisées:

  • String Tests
  • Aspiration duodénale
  • Tests immuno-diagnostiques (IFA, IHA, EIA,ELISA)
  • Examens répétés des selles

Toutes ont des avantages (voir: ici), mais globalement l'examen répété des selles est la meilleure méthode.

Il existe plusieurs techniques pour identifier les larves dans les selles.

  • Technique ou méthode de Baermann (encore considérée comme la norme)
  • Directement (dissection microscopique)
  • Frottis direct des selles dans une solution colorée lugol iodine
  • Après concentration (acetate formaline-ethyl)
  • Après culture par la technique Harada-Mori avec filtre de papier
  • Cultures Agar (ne pas utiliser pour la gestion d'un cas clinique, mais réserver aux études épidémiologiques)

L'utilisation de ces tests en plus de la microscopie directe de frottis de selles dépendra de la disponibilité locale de ces ressources et de l'expertise de ceux qui les exécuteront.

La manière la plus fiable pour mettre en valeur S.stercoralis reste l'examen répété des selles sur un certain nombre de jours consécutifs.

L'analyse des selles pour identifier les strongyloides par la méthode de Baermann est la meilleure.

La méthode de Baermann

La méthode de Baermann, encore appelée extraction de Baermann, (à laquelle on a apporté un grand nombre de modifications) repose sur l'hygrotropisme et le thermotropisme positifs des larves. La technique est simple. Monter sur entonnoir un embout de caoutchouc fermé par une pince; disposer sur cet entonnoir un tamis métallique en "chapeau chinois" et une couche de gaze; y déposer une noix de selles; ajouter de l'eau tiède de manière à ce qu'elle immerge les matières; 4 heures et 24 heures plus tard, soutirer l'eau en desserrant la pince, centrifuger et examiner le culot. Sa rentabilité est excellente, mais il existe des périodes de cinq jours consécutifs où la coproculture reste négative. Il a été développé des variantes pour chaque constituant de cette technique.

MATERIEL

  • Mouchoir en papier ou compresses
  • Tamis métallique fin ou passoire à thé
  • Petit réservoir mince (ou récipient alimentaire en plastique)
  • Entonnoir
  • Tube (pour jouer le rôle de base de l'entonnoir)
  • Clamp
  • Microscope, plaques, lamelles, solution saline (pour observer les spécimens)

PROCEDURE

  1. Séparer les éléments souillés en les faisant passer par le tamis.
  2. Dès que les plus importants ont été réduits, les disperser sur un papier pour former une couche d'environ 1 cm d'épaisseur.
  3. Entourer l'échantillon de deux compresses dépliées et closes; placer l'ensemble dans l'entonnoir et l'immerger dans la solution saline.
  4. Mettre un tube avec un clamp sur le col d'un entonnoir large. Placer le tamis et l'échantillon de matières dans l'entonnoir (voir diagramme)
  5. S'assurer que le clamp est bien fermé sur le col de l'entonnoir. Mettre assez d'eau pour qu'elle recouvre les matières.
  6. Laisser reposer pendant 2-3 jours. On peut avoir à remplir à nouveau l'entonnoir d'eau pour compenser l'évaporation.
  7. Pendant ce temps, les nématodes actifs vont quitter les matières et aller dans l'eau. Elles tomberont dans la fond de l'entonnoir et dans le tube. Pour les récupérer, ouvrir le clamp pour soutirer l'eau et la récupérer.

 

Figure 6.

 

Les cultures sur Agar se font de la manière suivante:

  • Placer les selles sur une plaque d'Agar
  • Eviter le risque d'infection accidentelle en isolant les plaques
  • Les conserver pendant deux jours à température ambiante
  • Les larves montent à la surface avec les bactéries en laissant des traces visibles.
  • Confirmer par l'examen l'existence de larves
  • Laver avec de la formaline à 10% et recueillir les larves par sédimentation

Répéter cette procédure pendant 6-7 jours consécutifs à cause de la petite taille des parasites et de la forme irrégulière des larves chez de nombreux patients. Les tests ont montré que l'Agar est supérieur a) au frottis direct b) à la méthode de sédimentation formaline-éther, c) à la méthode de filtrage sur papier. Toutefois l'Agar ne peut être effectué partout, mais seulement dans les agglomérations importantes et dans les hôpitaux universitaires.

L'endoscopie montre des signes caractéristiques d'inflammation de la muqueuse du duodénum. Il est important de suivre scrupuleusement la procédure de désinfection de l'endoscope car des endoscopes non stériles peuvent transmettre le parasite.

5.3. Diagnostic diférentiel

De nombreuses pathologies produisent des symptômes similaires - Penser à:

  • Infections intestinales (amibiases, colite bactérienne, shigella, campylobacter, yersinia, clostridium difficile)
  • Maladie de l'intestin irritable
  • Syndrome de l'intestin irritable
  • Troubles abdominaux fonctionnels
  • Substances médicamenteuses (AINS, or).

Le point fondamental est d'identifier le parasite. Cela est rendu difficile par la petite taille du parasite et parce qu'un grand nombre d'analyses des selles doit être effectué avant de pouvoir poser un diagnostic.

Les chances de trouver le parasite sont fonction du nombre d'analyses des selles.

6. Conduite à tenir devant une strongyloidose

6.1. Strongyloidose non compliquée

Le traitement de la strongyloidose est difficile car, contrairement aux autres infections par helminthes, les strongyloides doivent être complètement éradiqués. Ceci est difficile à obtenir à cause de leur petite taille et de la forme irrégulière des larves. Une guérison complète ne peut pas être prononcée sur la seule base d'un examen négatif des selles. La recherche de Strongyloides stercoralis dans les selles a pu être négative jusqu'à 70 % des cas d'infection par strongyloides.

 

Table 4. Thérapie médicamenteuse préférée pour strongyloidose (extrait de www.emedicine.com)

 

Traiter par dose unique d'Ivermectine de 200 μg /kg

Une dose unique d'Ivermectine à 200 μg /kg de poids corporel est le meilleur traitement médicamenteux de strongyloidose non compliquée, quoiqu'il y ait peu d'évidence de l'utiliser chez l'enfant. Actuellement, la posologie pédiatrique s'estime plus par la taille que par le poids.

L'ivermectine est disponible en comprimés de 3 et 6mg. C'est un dérivé des avermectines (appartenant à la famille antibiotique des macrolides).

Un suivi dans l'examen des selles peut confirmer efficacement les résultats. Dans les cas chroniques, l'ivermectine peut être administrée tous les trois mois jusqu'à ce que trois examens successifs des selles s'avèrent négatifs. Ce que l'on sait du cycle biologique du parasite fait souhaiter un contrôle vers J30-J45.

L'albendazole peut être également utilisé à la place.

6.2. Hyper-infestation ou infection disséminée

Ces termes sont employées de manière indifférenciée et font mention d'une extension rapide de l'infection -d'ordinaire chez des patients immunodéprimés- et se voit souvent associée à un traitement par corticostéroïdes. L'hyper-infestation est accompagnée d'un risque élevé de septicémie à gram négatif et en conséquence on utilise des antibiotiques à large spectre en particulier pour prévenir une méningite bactérienne.

6.3. Prévention

On prévient l'infection en évitant le contact direct de la peau avec un sol contenant des larves infectées. Les personnes à risque -spécialement les enfants- devraient porter des sandales lorsqu'elles marchent sur des sols souillés. Il faut identifier les patients à risque et conduire des tests diagnostiques appropriés avant de commencer une thérapie immunodépressive.

Les personnes en contact ménager avec des patients ne risquent pas d'infection. Un traitement approprié des excréments humains réduit substantiellement la prévalence de la strongyloidose.

Il n'existe ni prophylaxie ni vaccin.

6.4. Pronostic

Les strongyloidoses aiguë et chronique ont un bon pronostic. Cependant si elle n'est pas traitée, l'infection peut subsister pour le reste de la vie du patient à cause du cycle d'auto-réinfestation. L'absence prolongée de zone endémique ne garantit pas que l'infection soit terminée.

Une infection disséminée aiguë est d'ordinaire fatale, et souvent elle ne répond pas à la thérapie.

7. Bibliographie

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  2. Grove DI, Human Strongyloidiasis; Adv Parasitol 1996; 38:251-309 Pubmed-Medline
  3. Dickson R; Awasthi S; Demellweek C; Williamson P; Antihelminthic drugs for treating worms in children: effects on growth and cognitive performance; Cochrane Database of Systematic Reviews 2003 VOL 1
  4. The BMJ correspondence criticising this plus author's reply. BMJ 2000; 321; p 1224;11 November Link to BMJ 2000;321:1224 Full Text Link
  5. Siddiqui AA, Berk SL, Diagnosis of Strongyloides stercoralis; Clinical Infectious Diseases; 33; 2001;1040-1047 Full Text Link.
  6. Albonico M , Crompton DW, Savioli L; Control strategies for human intestinal nematode infections. Adv Parasitol 1999;42-277-341 Pubmed-Medline
  7. D.W.T. Crompton, D. Engels. L Savioli, A. Montresor, M. Neira. Preparing to control Schistosomiasis and Soil transmitted helminths in the twentyfirst century. Acta Tropica; 16;2-3 pp 121-347; May 2003-08-16
  8. Prevention and Control of Schistosomiasis and soil-transmitted helminthiasis; Report of a WHO Expert Committee; WHO technical Report series No 912 ; Geneva 2002 Pubmed-Medline
  9. Savioli L, Albonico M, Engels D, Montresor A. Progress in the prevention and control of schistosomiasis and soil-transmitted helminthiasis. Parasitol Int. 2004 Jun;53(2):103-13 Pubmed-Medline

8. Sites Web utiles

  1. The US CDC publishes a free information sheet on strongyloidiasis at: http://www.dpd.cdc.gov/dpdx/HTML/Strongyloidiasis.htm
  2. The American Sociey of Tropical Medicine and Hygiene: http://www.astmh.org/index2.html
  3. Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene: http://www.rstmh.org/
  4. EMedicine on Strongyloidiasis
    http://www.emedicine.com/derm/topic838.htm
    http://www.emedicine.com/ped/topic2161.htm
    http://www.emedicine.com/med/topic2189.htm
  5. World Health Organisation (WHO), 1994. Bench Aids for the diagnosis of intestinal parasites, Geneva.
  6. World Health Organisation (WHO), 1998a. Guidelines for the evaluation of soil-transmitted helminthiasis and schistosomiaisis at community level. A Guide for Managers of Control Programmes. WHO/CTD/SIP/98.1, Geneva.
  7. World Health Organisation (WHO), 1999. Monitoring helminth control programmes. A guide for Managers of Control Programmes (II). WHO/CTD/SIP/99.3, Geneva

9. Questions et commentaires

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